Comment ne pas devenir fou pendant le confinement ?

Mis à jour : 8 sept. 2020

Plus qu’un mois est déjà passé… et puis… le 11 mai. Qu’est-ce que cette date nous amènera ? … Personne n’était prêt pour cette assignation à domicile, pour l’éducation à distance, pour avoir des gosses sauter partout 7J sur 7, pour avoir notre époux(se) nez à nez 24H/24, pour une perte de salaire et d’une vision claire de l’avenir…

Peut-être tout le monde ne l’a pas ressenti encore, mais pour la plupart d’entre nous le vrai danger ne vient pas de ce terrible virus, mais de l’intérieur de nous. La crise du COVID-19 nous met à rude épreuve psychologique.


Un mois est passé, si vous constater en vous une fatigue permanente, une absence d’espoir, de la nervosité, une prise du poids importante, une envie de disparaître et de ne plus revoir vos proches, confinés avec vous dans le même domicile… c’est peut-être une bonne occasion de changer un petit peu la vision des choses et aussi son comportement…


Des conseils donc.

Prenez-les ou pas, à vous de voir. Sachez que j’applique mes conseils, et que je constate des résultats (en tant que professionnel, et en tant qu’une personne confinée comme vous : maman, épouse, amie, enfin femme).

Premier conseil est très ennuyeux, mais en réalité le plus important.

L’Organisation et l’emploi du temps.

Essayez de vivre en suivant des horaires planifiés pour la journée. Planifiez vos jours en confinement, même si vous ne travaillez pas en ce moment et même si vous êtes confiné seules. Asseyez-vous et écrivez vos journées précisément : l’heure du réveil, l’heure de l’école pour les enfants, l’heure du repas… Aucune spontanéité dans votre planification. La spontanéité, c’est dormir jusqu’à midi, regarder des séries jusqu’à 3 heures du matin... L’absence de structure et d’organisation vous emportera dans le tournant de la dépression et de la désorientation dans quelques semaines.

En réalité, peu importe que votre emploi du temps soit chargé ou pas, vous ne serez pas capable de le suivre méticuleusement (personne n’en sera capable, nous ne somme pas des machines). La spontanéité sera introduite de temps en temps de toute façon. Il ne faut pas en avoir peur. Mais l’organisation de la journée est une bouée de sauvetage, que vous pouvez saisir dans une mer d'incertitude.

C’est le moment de prendre votre café ? Mettez de côté tous les devoirs de l’école de vos enfants, même s’ils n’ont pas terminé, et allez prendre votre café. L’emploi du temps est perturbé aujourd’hui, revenons à celui-ci dès le lendemain matin.

Le deuxième conseil est compris dans le premier :

Dans votre emploi du temps de chaque jour, chaque membre de la famille doit avoir du temps pour soi-même.

Pas avec ses enfants, ni en sortant la poubelle, ni en papotant avec son conjoint, ni en faisant de la cuisine.

La personne est avec elle-même et fait ce qu’elle veut. Feuillète son Facebook, joue au Solitaire, s’enferme dans la salle de bain, fait ses prières, ou tout autre activité. C’est son temps sacré, et les autres pendant ce temps font comme si la personne n’était pas là (et c’est encore mieux s’ils sont aussi occupés par leur temps pour soi).

Si le temps personnel n’est pas ajouté dans l’organisation de votre journée, vous n’en aurez surement pas. Et très vite la tension s’accumulera et la fatigue des membres de la famille s’installera, jusqu’au moment où vous ne pourrez plus les supporter.

Troisième conseil – Gardez la distance.

Si avant le confinement vous avez vu vos enfant 2 heures par jour après le boulot, et avec votre mari ne vous rencontriez parfois qu'au lit, pas besoin de se précipiter pour rattraper. Pas besoin d’« étouffer » vos gosses, pas besoin de longues conversations spirituelles avec votre mari, s’il n’y en a pas eu avant.

Allez-y doucement. Approchez-vous des membres de votre famille lentement. Donnez-vous du temps pour vous adapter aux autres et à la situation présente. Trouvez pour chacun sa propre zone intime à la maison, une place, où on peut se cacher et passer en peu du temps tranquille en disant à tout le monde : « Maison magique ! »

C’est possible, qu’à un moment vous soyez obligé de grogner et montrer vos dents pour que les autres respectent votre distance.

C’est possible que ce soit douloureux lorsque vos proches n’auront pas envie de jouer ou de discuter avec vous, et qu’ils ne sortiront pas de leur coin. C’est possible, qu’ils s’habituent plus tard, ou pas. C’est possible que vous soyez humblement obligé d’accepter cette distance et aucun Armageddon ne sera capable de le changer.

Quatrième conseil humaniste.

Aujourd’hui c’est le moment d’arrêter de se demander des choses absurdes ! De ne pas essayer d’être une personne fantastique, qui parvient à tout faire, qui ne s’énerve pas, « qui ne pète pas des câbles ». Qui commence sa journée par la gym avec toute la famille, fait l’école à la maison pour ses trois gosses et télétravaille en même temps. Pendant la pause-café, il répare le robinet dans la cuisine en écoutant un webinaire. Il envoie des likes et des commentaires sur Facebook. Et la nuit il écrit son best-seller et le business-plan de sa start-up. Car le temps du confinement, il faut le « consacrer pour les expériences créatives et l’efficacité maximale ».

Très probablement, ce n’est pas complètement comme ça chez vous. Très probablement, c’est tout le contraire – vous passez du temps à vous déplacer sans but chez vous, ou à vous agiter frénétiquement, en essayant de travailler, en faisant les devoirs avec les gosses et en préparant le repas en même temps.

Et encore bravo de ne pas vous énerver, de ne pas hurler sur vos proches, de ne pas paniquer et de ne pas sentir la peur ! Et si ça arrive, ce n’est pas grave. C’est aussi normal.

Le système psychique s'adapte maintenant, il a besoin d’énormément de force pour cela, et il ne reste pas grand-chose pour les activités quotidiennes. Ce « pas grand-chose » il nous faut pouvoir le sauver, le protéger et l’utiliser à sa juste valeur.

À propos du travail scolaire à la maison : en bref, ne vous prenez pas la tête. Laissez les enfants faire ce qu’ils parviennent à faire et ce dont ils ont envie de faire comme exercice. Ce qu’ils n’arrivent pas à faire, on laisse tomber. Personne ne va vous punir pour cela. Les maitresses et les enseignants à ce moment ont eux-mêmes les mêmes problèmes que vous.

Un beau texte que j’ai trouvé aujourd’hui sur FB, je cite :

« Chers parents, ne stressez pas avec les travaux scolaires. En septembre je vais remettre votre enfant sur les rails. Je suis un enseignant et c’est mon super pouvoir ! Ce que je ne peux pas réparer c’est le traumatisme socio-émotionnel qui empêche le cerveau d’apprendre. Alors pour l’instant, tout ce dont j’ai besoin de votre part c’est que vous partagiez votre calme, votre force et votre rire à votre enfant. Aucun enfant n’est en avance. Aucun enfant n’est en retard. Votre enfant est exactement là où il doit être.

Avec tout notre amour, tous les enseignants de la planète Terre (Auteur inconnu) »

J’ajoute une chose : ne vous inquiétez pas et ne vous blâmez pas si votre enfant s'ennuie de temps en temps. Avant, c’était mon cas : je me blâmais si mon fils se retrouvait sans activité à la maison en faisant de mon mieux pour le divertir en permanence. Mais en plus du rôle de maman ou papa, nous avons aussi d'autres rôles à assumer et puis nous avons besoin en peu de temps pour nous-même (voir le conseil № 2). J’ai fait mes recherches, que je partage avec vous :

Si votre enfant s’ennuie, soyez heureux ! L'ennui est le meilleur catalyseur de la créativité. Laissez vos enfants s’ennuyer quelques minutes et, portés par ses idées, ils vont inventer les activités amusantes. A nous de surveiller et assurer la sécurité du processus. Si nous fournissions toujours à nos enfants des idées toutes faites sous forme de divertissement prêt à utiliser, cela restera une habitude dans sa vie d’adulte. Profiter des choses fournies par les autres sans capacités d’exploration, sans pouvoir inventer ou s’adapter dans une situation non ordinaire, toutes les qualités qui demande de la créativité. Un enfant à partir de 5 ans est déjà capable de s’exprimer et de développer sa créativité. Laissez-le s’ennuyer de temps en temps, c’est pour son bien.

Cinquième conseil.

Ne soyez pas surpris si au cours des premières semaines du confinement, vous êtes passé d'un fort enthousiasme à la panique, de la colère terrible aux sentiments d'impuissance. Si vous avez de l’impression d’être dans un rêve et n’arrivez pas vous réveiller.

Ce sentiment est maintenant partagé avec vous par des millions de personnes.

Ne soyez pas surpris si vous avez envie d’étreindre l'oreiller et de pleurer, pleurer, pleurer comme en enfance, jusqu’à ce que vous vous endormiez, et puis se réveiller dans ce monde avant le confinement. Tout sera comme un va-et-vient parfois. N'ayez pas peur de devenir fou. Pas encore)) Tout est normal, votre système psychique s’adapte à cette situation qui n’est pas si facile.

Rappelez-vous que vos proches ressentent la même chose. Et si vous trouvez ces comportements un peu bizarres, soyez tolérants.

Et sixième conseil.

Prenez soin de vous et gardez de la force. Vous avez besoin d’énergie pour ces semaines et pour vivre la période de sortie du confinement. Ce sera une longue course. Très probablement d’ici là, vous serez un peu épuisé et irrité psychologiquement. Et le monde d’après le confinement ne reviendra pas toute de suite comme celui d’avant. Il aura de nouveaux contours auxquels nous devrons nous habituer. Au début ils sembleront surement injustes, horribles et dérangeants.

Donc, prenez soin de vous un maximum dès maintenant. Et si Macron a dit « Nous sommes en guerre », dans cette « guerre » gagnera celui qui dort bien, fait de la gym et prend soin de lui !

Bien à vous, Natalia Servolle

P.S. : pour vous accompagner pendant le confinement (gestion de stress, anxiété, peur, conflits familiaux, incertitude professionnel) je suis disponible pour les séances de coaching online.

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